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Écrire comme ça, pour le plaisir, ou pour créer quelque chose de beau... 

Parfois on hésite ou on n’y parvient pas. Ou encore,on ne sait pas par où démarrer.

Il faut le petit détonateur, l’éveilleur, le point de départ ou tout simplement l’ occasion, le groupe, la confiance.

Écrire, c’est ouvrir une porte sur son propre monde...

Objectif :Libérons notre plume !   Comment ?

Par des jeux de mots, des déclencheurs d'écriture...

(mot, phrase, photo, objet, etc.)

Une fois

 par semaine, un thème différent sera proposé par mes soins.Toute forme d'écriture est permise (narration, poésie, style direct, métaphores, etc.)

Vous avez huit jours pour écrire votre texte et l'envoyer à:

calabrese.nathalie@gmail.com

 

Il n'y a rien à gagner,sauf vos commentaires si précieux pour les participants ;c'est un gain énorme et un sacré coup de pouce !

À vos plumes !NatC

Lundi 17 novembre 2008



Le silence est généreux de ses joyaux
 

Le silence m'est une plage offerte
Dans un pays de matin calme
Aurore pailletée de solitude

Le silence m'est un roi mage
Qui vient chargé de joyaux
Il m'offre les réponses, les rêves et le repos

Le silence me donne à se lire
Au cœur des mots des saints
Caché derrière les chagrins

Le silence me fait beaucoup de bruit
Il fredonne la petite musique entêtante de mon âme
Qui résonne au chant de la terre et du cosmos.


Catherine
http://jecrie-jecris.blogspot.com/


par juliette b. publié dans : catherine
Lundi 17 novembre 2008


La nature bruit de son silence






 A travers elle

 Le vent se murmure
 S'amenuise
 Etouffe le bruissement
 D'ailes végétales
 Recueille ses vestiges
 Au coeur d'un silence alangui

 A travers elle
 Nos paroles se perdent
 S'éparpillent
 Tapissent les parois
 De résonances feutrées
 S'émerveillent des lueurs
 Au coeur d'un ciel de traîne

 Sur une route de campagne
 A travers la vitre
 Ecouter un chant de nature...

Nathalie D.
Http://nathalie-dhenin.skyrock.com

par juliette b. publié dans : Nathalie D.
Vendredi 14 novembre 2008
 



Le réveil est un si bon compagnon de la  nuit,
 à lui seul il remplit le silence




Tic, tac, tic, tac.....
 
J’adore le bruit de mon vieux réveil...... Dans la chambre, un seul bruit : tic, tac, tic, tac.
 
Et le soir je l’entends, trop de bruit la journée.
 
Je sais qu’en m’endormant, si j’entends mon réveil c’est que la nuit est douce, me voilà apaisé.
 
«Oyez, oyez bonnes gens, dormez la nuit sera calme».
 
Aucun bruissement, aucun  hurlement, aucun tumulte.
 
J’entends mon doux réveil et me sens relaxé.
 
 
 
 
 
 
Zzzz, zzzz......
 
Tournoiement  exalté autour de mon oreille. Provocation acharnée qui rompt ce serein tic tac. Trouble fête nocturne, agresseur indélicat, trublion impoli qui ose déranger le silence complice entre mon réveil et moi.
 
Il ne sera donc point possible de nous laisser la paix ? Lui comptant les minutes et moi les oubliant dans les bras de Morphée ?
 
 Une vengeance alors en vient à s’imposer.
 
Lumière. Repérage à l’oreille de la source du bruit. Visuel. La cible est sitôt remarquée. Attaque en règle, la bombe sous pression est déjà orientée. Jet minutieusement propulsé et n’en est plus de la vie de cet indiscret.
 
 
 
 
Tic, tac, tic, tac…..
 
Mon réveil me complimente pour cette efficacité. 42 secondes et le tour est joué.
 
Aucun bruit à nouveau, le silence complet. Nous allons pouvoir jouir des paix de la nuitée, lui comptant les secondes et moi les oubliant dans les bras de Morphée.

Guy
 
 

Vendredi 14 novembre 2008


Un silence très habité, inutile de parler



Bien qu’il soit d’or, il m’est difficile de mettre le silence et les bruits qui l’occupent au rang de mes meilleurs souvenirs.

Je somnolais sur un livre en ce jour de canicule.

Il régnait dans la bibliothèque du château un silence de sépulcre que seul troublait le bruit assourdissant des pages lues que l’on tourne.

Dehors, le même silence oppressant des arbres au feuillage immobile. Nous étions au cœur de l’été et il faisait une chaleur accablante sans le moindre souffle d’air.

Soudain, je perçus des effluves de sudations pédestres.

Je levai les yeux de mon livre.

Ils étaient devant moi, sortis de nulle part, en robe de bure, comme deux bénédictins aphasiques ayant fait vœux de silence. Le genre de silence qui vous glace les orteils et vous envoie des frissons le long de l’épine dorsale. En les voyant, ce fut comme si j’étais vautré sur une chaise électrique désaffectée que l’on aurait soudainement rebranchée.

Il y avait dans leur personnalité quelque chose qui paralysait les cordes vocales et transformait votre cerveau en fromage de tête.

Le plus petit des deux avait une tête à manger du verre pilé et à porter des fils de fer barbelés en guise de chemise. Maigre et blanc comme un vieil os, il y avait sur sa figure ridée comme une toile d’araignée une expression de dédain ironique.

L’autre avait l’air de quelqu’un qui, s’il n’avait pas vraiment l’écume aux lèvres, était sur le point d’écumer pour moins que rien. Il avait une grosse tête chauve et pâle, et ses yeux étaient froids, durs et sardoniques. Son aspect faisait penser à quelque esprit qui aurait erré des siècles dans les caves inhospitalières du château. Un rictus permanent de répulsion tordait l’expression horrifiée de son visage.

Dans une réunion de gens normaux, leur apparence aurait immédiatement suscité de nombreux commentaires.

L’entretien s’ouvrit sur l’un de ces longs silences pesant comme si tout le monde avait oublié sa première réplique. En fait, personne n’éprouvait le besoin de dire quelque chose et il ne paraissait pas utile de commencer.

Le mangeur de verre pilé posa devant moi le livre qu’il tenait sous son bras et l’ouvrit précautionneusement à la page cent vingt-trois avec la minutie d’un démineur.

Mes yeux se posèrent sur le livre ouvert avec l’application et la concentration d’un cueilleur de champignons.

La cinquième ligne et les cinq suivantes étaient soulignées à l’encre rouge.

Oncle Dan
http://oncledan.over-blog.com

par juliette b. publié dans : Oncle Dan
Vendredi 14 novembre 2008


Un silence assourdissant



Dans la grande maison vide
Tout  est calme, en repos.
Une atmosphère languide
La couvre de son chapeau.

Au loin retentit la cloche
Du pittoresque beffroi
Tandis que déjà s'approche
Le galop d'un palefroi.

On soupçonne sous la porte
Le doux friselis du vent
Qui dans le soir nous apporte
Un message du Levant.

Le feu dans la cheminée
Crépite joyeusement.
C'est la fin de la journée,
Le silence est véhément.

jaqlin

http://lignesdefuite.over-blog.com

par juliette b. publié dans : jaqlin
 
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